La formation en continue 2017

Historique

En 1977, l’état instituera une convention et la création d’une inspection de l’apprentissage pour encadrer les activités des CFA.

Même si les formations proposées étaient spécifiquement vers les métiers du bâtiment, les travaux publics exprimaient déjà leur intention parce que certaines activités de génie civil étaient indissociables et cet établissement était également celui de leur profession.
Et déjà les préoccupations de la profession étaient de rendre la formation plus attractive, de responsabiliser les entreprises, de développer le rôle des partenaires.

L’écriture de cette histoire succincte fait émerger deux concepts de plus en plus présents dans le processus de formation « l’accompagnement » et la collaboration.
Ce qui relève d’une forme de co-construction même si ce que l’accompagnant apporte à l’accompagné n’est pas de la même nature.
Toute la difficulté réside dans le fait de réfléchir notre expérience professionnelle pour arriver à ce que les apprenants se forment par eux-mêmes et pour eux-mêmes en combinant formation expérientielle et formation traditionnelle.

Ceci procède d’une pédagogie basée dans un premier temps sur l’alternance entre une situation de travail et une situation de formation.
Mais elle devra prendre sa source dans la réalité du métier en associant deux formateurs (CFA et entreprise) agissant, interagissant, en cohérence, afin que les apprenants se formant soient acteurs et auteurs et puissent développer des compétences et acquérir un diplôme.

Cette pédagogie est aussi basée sur l’accueil, l’écoute, l’empathie, la connaissance et la reconnaissance, rendus nécessaires par les potentialités des apprentis, les caractéristiques des entreprises d’accueil, l’hétérogénéité des publics accueillis, et les rythmes d’acquisition des apprenants.
C’est aussi une pédagogie qui doit être centrée sur l’apprenti, elle sera active en ce sens que dans le cas d’acquisition ou de développement de savoir-faire professionnels, c’est « en faisant qu’on apprend ».

Et les modes d’accès à ces savoirs sont singuliers, compte-tenu des expériences diverses. Cette approche différenciée qui traite de l’hétérogénéité des situations vécues dans les entreprises formatrices, des rythmes d’acquisition aboutit à une forme de co-construction d’une forme d’apprentissage toujours nouvelle.